Tourisme : The Business Year s’allie au DRC Travel Meet 2026 pour valoriser le potentiel de la RDC

Et si la République démocratique du Congo cessait d’être seulement perçue comme une puissance minière pour devenir aussi une destination touristique de premier plan en Afrique centrale ? C’est autour de cette ambition que professionnels du secteur, compagnies aériennes, acteurs de la conservation, responsables culturels et représentants des pouvoirs publics se sont retrouvés à Kinshasa, les 11 et 12 septembre, à l’occasion de la troisième édition du DRC Travel Meet.
Organisé par Gaylord Kasayi et Yebo RDC, le rendez-vous s’est tenu au Rotana Hotel puis au Four Points by Sheraton. Pour cette édition, The Business Year (TBY), groupe international spécialisé dans les médias économiques et les événements, s’est associé à l’initiative en qualité de partenaire média officiel.
Au-delà des rencontres professionnelles, l’enjeu était de taille : réfléchir aux moyens de faire du tourisme un véritable levier de diversification économique pour la RDC, alors que le pays reste largement associé à ses immenses ressources minières.
« Réunir les bonnes personnes autour de la même table »
Pour Gaylord Kasayi, l’ambition du DRC Travel Meet dépasse largement celle d’un simple forum professionnel. Son objectif est de créer un espace où les acteurs du secteur peuvent confronter leurs expériences, identifier les obstacles et surtout faire émerger des solutions concrètes.
Le PDG de l’événement le décrit comme « le premier événement francophone en Afrique où les décideurs et les principaux acteurs du tourisme et du voyage se réunissent pour créer des opportunités de développement régional, africain et mondial ».
La philosophie du rendez-vous tient, selon lui, à la capacité de réunir les acteurs autour d’une même vision : « Il s’agit de réunir les bonnes personnes autour de la même table, d’avoir les bonnes conversations et de prendre les bonnes décisions pour façonner l’avenir que nous voulons pour le tourisme africain et pour l’industrie touristique mondiale, avec la République Démocratique du Congo au cœur de cette transformation. »
Une ambition qui prend un relief particulier dans un pays doté d’un patrimoine naturel et culturel exceptionnel, mais dont le potentiel touristique demeure encore largement sous-exploité.
Pendant deux jours, les discussions ont porté sur plusieurs des défis qui conditionnent l’émergence d’une véritable industrie touristique congolaise.
Sofía Souto, Country Editor de The Business Year : République Démocratique du Congo 2027, a modéré trois panels. Le premier, consacré à la Culture, Créativité & Valorisation des Destinations Africaines, s’est intéressé à la manière dont la RDC peut mieux transformer son identité culturelle et ses ressources créatives en atouts d’attractivité internationale.
L’enjeu est aussi de changer le regard porté sur le pays. Car derrière les images liées aux ressources naturelles et aux difficultés sécuritaires, la RDC dispose d’un patrimoine culturel, artistique et naturel susceptible de nourrir une véritable économie touristique.
La question de la mobilité a ensuite occupé une place centrale. Le panel Connectivité Aérienne & Mobilité Régionale a réuni notamment des représentants de compagnies aériennes régionales telles que Kenya Airways et Air Tanzania.
Pour les professionnels du secteur, le développement du tourisme passe nécessairement par une meilleure connexion de la RDC aux principaux pôles régionaux. Sans liaisons aériennes suffisamment nombreuses, régulières et accessibles, même les destinations les plus attractives peinent à transformer leur potentiel en flux de visiteurs.
Le troisième panel, consacré au Tourisme Durable, Conservation & Impact Communautaire, a déplacé le débat vers une autre question : comment faire du tourisme un outil au service des populations et de la préservation des écosystèmes ?
Des organisations de conservation, des opérateurs de tourisme fluvial et des représentants de la société civile ont confronté leurs expériences. Parmi eux figuraient notamment le sanctuaire Lola ya Bonobo et le projet Kongo River.
Le principe est simple : pour être durable, le développement touristique ne peut se limiter à attirer des visiteurs. Il doit également créer des revenus, des emplois et des opportunités pour les communautés locales, tout en contribuant à la protection des espaces naturels.
Cette approche pourrait offrir à la RDC un modèle dans lequel ses richesses naturelles ne seraient plus seulement considérées comme des ressources à exploiter, mais aussi comme un patrimoine à valoriser et à préserver.
TBY prépare son édition consacrée à la RDC
Le partenariat noué avec le DRC Travel Meet s’inscrit dans une démarche plus large de The Business Year. Le groupe prépare The Business Year : République Démocratique du Congo 2027, une publication qui consacrera une place importante au tourisme, parallèlement à une analyse plus large de l’économie congolaise.
Le rapport s’appuiera notamment sur des entretiens exclusifs avec des responsables et acteurs économiques rencontrés tout au long de l’année.
La publication sera proposée en formats imprimé et numérique et distribuée notamment via Bloomberg Terminal, LSEG Workspace, Dow Jones Factiva, FactSet, PressReader, Google Books, Amazon Kindle et le site de The Business Year.
Créé en 2011, TBY se présente comme un groupe international de médias et d’événements spécialisé dans la couverture des marchés émergents et à fort potentiel.
À Kinshasa, son association avec le DRC Travel Meet illustre surtout une évolution du débat autour du tourisme congolais : celui-ci n’est plus seulement présenté comme un secteur à développer, mais comme l’un des leviers possibles de la diversification de l’économie et du rayonnement international de la RDC.