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Ebola : l’extension régionale relance le débat sur l’efficacité de la riposte

Mediacongo · JK/Christian Madimba · 24 octobre 2026 · Source originale

D’un foyer épidémique congolais à une menace qui franchit les frontières, Ebola met à l’épreuve les systèmes de surveillance sanitaire africains. Après le Kenya, le Nigeria a confirmé un cas importé de la maladie à virus Bundibugyo, la même souche que celle à l’origine de l’épidémie en République démocratique du Congo. Cette extension régionale soulève une question incontournable : les moyens mobilisés pour contenir l’épidémie produisent-ils les résultats attendus sur le terrain ?

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), au 20 octobre 2026, la RDC comptabilisait 9 704 cas confirmés et 4 687 décès, répartis dans huit provinces. Au Kenya, neuf cas, dont un décès, avaient été recensés, tandis que le Nigeria signalait un cas importé confirmé le 20 octobre. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise et les difficultés persistantes à interrompre les chaînes de transmission. Des millions mobilisés, plus de 700 millions de dollars à justifierLa dimension financière donne à cette crise une autre gravité.

Le 14 octobre, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a indiqué que, sur les 962 millions de dollars annoncés comme décaissés par les bailleurs pour la riposte en RDC, seuls un peu plus de 200 millions avaient pu être retracés auprès des partenaires présents lors d’un exercice de vérification. Plus de 700 millions de dollars demeuraient donc sans traçabilité suffisamment établie dans ce processus.

Il faut toutefois distinguer un déficit de traçabilité d’un détournement avéré. Jean Kaseya lui-même a estimé qu’il était prématuré de parler de détournement. Mais cette réserve ne diminue en rien l’exigence de transparence : chaque partenaire doit pouvoir expliquer les sommes reçues, les dépenses engagées et les résultats obtenus.

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